[Septembre 2019]

Aujourd’hui, nous sommes heureux de vous présenter le portrait de Michaël Dalat, ancien PCSI-PC* de la promotion 2006-2008 !

Chef de projet à Shanghai pour le compte du groupe Richemont, Michaël nous retrace son parcours d’ingénieur-voyageur, de la campagne Suisse aux métropoles chinoises.

Un parcours aussi passionnant qu’inspirant ! En vous souhaitant une excellente lecture.

Michaël Dalat / PC* 2008
Michaël Dalat / PC* 2006-2008

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La CPGE à Blaise

 – AABP : Bonjour Michaël ! Merci beaucoup d’avoir accepté de de répondre à nos questions. Commençons par une question désormais classique, pourquoi as-tu choisi de faire une CPGE à Blaise Pascal ?

– Michaël : En sortant du Lycée j’avais envie d’en apprendre plus sur les sciences. Et puis la prépa c’est une filière d’excellence, donc c’était aussi un défi pour moi. C’est un peu comme lorsqu’on veut faire un marathon, on sait que l’on part pour un long entrainement pour atteindre son objectif et que c’est dans ces moments difficiles que l’on apprend aussi sur soi et que l’on devient plus fort.

– AABP : Qu’est-ce qui t’a fait choisir le Lycée Blaise Pascal plutôt qu’un autre établissement pour ta CPGE ?

– Michaël : J’ai trouvé que c’était un bon compromis entre mon niveau à la sortie du Lycée et la proximité géographique avec ma ville d’origine Aurillac.

Lycée Blaise Pascal
Lycée Blaise Pascal

– AABP : Peux-tu nous nous en dire un peu plus sur ton expérience en classe préparatoire ?

– Michaël : J’avais dans l’idée que je m’engageais dans une expérience qui allait être très difficile et j’ai plutôt été surpris par la bonne ambiance dans la classe. On passe les 2/3 de son temps avec les mêmes camarades de classe et même si on travaille beaucoup on a aussi le temps de s’amuser. J’ai rencontré de super personnes pendant ces années et je garde vraiment de super souvenirs de la prépa ! J’en ai – presque – oublié les moments difficiles ! (Rires)

– AABP : Qu’est-ce qui t’a le plus marqué en CPGE ?

– Michaël : C’est et ça restera comme un monde parallèle ! On vit un peu comme dans un monastère, avec les mêmes personnes et dans le même environnement. Je rajouterai que j’ai quand même beaucoup rigolé la 1ère année !

– AABP : Quel conseil aurais-tu aimé avoir au moment de rentrer en CPGE ?

– Michaël : Le seul conseil que j’aurais à donner aux étudiants actuels c’est de tout donner car c’est certainement le moment le plus intense et déterminant de ses études.

L’École d’Ingénieur : SupMéca

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École d’Ingénieurs – SupMéca

– AABP : Apres deux années de CPGE en PCSI puis en PC*, tu as donc intégré une école d’ingénieur. Pourquoi avoir choisi SupMéca ?

– Michaël : Je savais que je ne voulais pas faire une école de Chimie et j’aimais la Mécanique. Dans les classements l’école était bien positionnée. J’ai donc choisi de m’orienter vers celle-ci assez simplement.

– AABP : Comment s’est passée la transition entre la CPGE et l’École ?

– Michaël : Très bien ! C’est un gros changement évidemment. Voir même un peu perturbant … Je suis passé d’un système très contraignant où finalement j’allais d’une urgence à une autre, à un système très libre avec énormément de flexibilité. Il va s’en dire que le temps des loisirs et des soirées augmentent d’un coup.

– AABP : Quel parcours as-tu suivi à l’école ?

– Michaël : J’ai suivi un parcours de génie industriel « Production et Logistique ». En 3ème année j’ai choisi de faire un double diplôme en gestion à l’université Paris-Dauphine.

– AABP : Et quel a été ton parcours associatif / extra-scolaire ?

– Michaël : J’ai participé à la campagne pour le BDE que l’on a finalement perdu… Sinon je faisais également partie du club informatique et on organisait régulièrement des soirées jeux en réseau.  J’ai aussi fait du hand et du rugby sous les couleurs de SupMéca.

– AABP : Quel a été ton parcours professionnel (stages, missions, etc.) ?

– Michaël : En 1ère année j’ai fait un stage ouvrier d’un mois dans une entreprise près de chez mes parents. En 2ème année je suis parti en Argentine au fin fond de la pampa, la vraie ! Cela a été une expérience géniale sur le plan humain et cela m’a donné le goût des voyages, de la découverte et puis j’ai vraiment appris à parler Espagnol ! Enfin pour le stage de fin d’étude, je suis entré chez Cartier Horlogerie en tant que Chef de projet en Suisse en partie grâce à la bonne relation entre l’entreprise et SupMéca. Je devais réaliser plusieurs projets d’amélioration continue, c’était passionnant ! A la suite de mon stage j’ai eu la chance de rester dans une autre entité du groupe comme planificateur. J’ai beaucoup appris mais au bout d’un an et demi j’ai voulu retrouver un métier plus proche du terrain dans le « manufacturing » (ou fabrication industrielle). Tout en restant chez Cartier j’ai été transféré dans une manufacture d’estampe dans le Jura Suisse. Apres 2 ans et demi, mon amie a eu une proposition pour partir à Shanghai et je n’ai pas hésité : c’était l’occasion de repartir à l’aventure ! Par chance, il y avait un poste vacant de Supply Chain Manager chez Richemont (groupe qui détient Cartier).

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Les différentes marques du groupe Richemont

La vie après l’École

– AABP : En quoi consiste ton travail actuel ?

– Michaël : Depuis 1 an et demi je suis sur un nouveau poste de chef de projet pour la plateforme de réparation du groupe Richemont pour la Chine. Pour faire simple, nous réparons les montres de nos clients chinois. L’activité est importante avec beaucoup d’imprévus ce qui nécessite d’être très réactif et très inventif. Les projets consistent à développer la flexibilité, la qualité et la productivité de notre atelier. On compte plus de 100 horlogers formés dans notre école.

– AABP : Je suppose que nombreux sont les préparationnaires qui aimeraient avoir ton parcours ! Pourrais-tu nous dire quelques mots sur comment tu es arrivé à ce poste ?

– Michaël : Clairement c’est un mélange de choix et d’opportunités. Je ne connaissais pas l’horlogerie et n’avait presque jamais porté de montre avant de découvrir ce secteur. Et puis le départ en Chine n’a jamais été dans les « plans » non plus mais c’est aussi une super expérience.

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Baie de Shanghai

– AABP : Quelles difficultés rencontres-tu au quotidien ?

– Michaël : Pour commencer, la barrière de la langue et de la culture est un vrai challenge. J’apprends le chinois depuis que je suis arrivé mais mon niveau n’est pas encore assez bon pour travailler en chinois. D’autant plus qu’à Shanghai les gens parlent aussi le shanghaien qui est très différent du chinois. Ensuite, l’éloignement avec la famille sur le long terme est aussi une difficulté.

– AABP : Quels conseils peux-tu donner à ceux qui voudraient se diriger vers ce métier et vers une carrière à l’étranger ?

– Michaël : Aujourd’hui, dans le contexte de mondialisation, il est indispensable de faire au moins une expérience à l’étranger sinon plusieurs. Car même en étant basé en France, les entreprises travaillent avec l’étranger pour le sourcing et/ou la vente. En allant à l’étranger, on découvre d’autres cultures mais surtout on questionne la sienne ce qui est très enrichissant. Il faut bien travailler les langues étrangères et se pousser à les perfectionner. C’est un point sur lequel je n’ai pas passé assez de temps quand j’étais en formation et que je regrette maintenant. En voyageant, on se rend compte qu’énormément de gens sont bilingues, trilingues et bien plus. Alors parler anglais est vraiment un minimum. Je pense que les ingénieurs sont toujours très compétents techniquement quelle que soit leur filière. Ce qui peut faire la différence, c’est le dynamisme, l’intelligence sociale et la capacité à s’adapter !

– AABP : Quels sont tes projets d’avenir ?

– Michaël : Mes projets se font maintenant à 2 et même à 3 depuis 1 mois suite à l’arrivée de ma fille. On pense partir de Chine d’ici 1 an et demi ou 2. On aura certainement la possibilité de rentrer en Suisse car le groupe est base à Genève avec beaucoup d’activités dans le Jura. On verra les opportunités qui se présentent mais on n’est pas encore trop pressés de rentrer !

– AABP : Bravo à toi et ta compagne pour cette nouvelle arrivée ! Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite, et nous te remercions encore une fois pour ton témoigne qui nous l’espérons saura inspirer les nouvelles générations.

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